Création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong : la dette d'un voyage – Épisode 6
- 8 août
- 2 min de lecture
Comment un voyage au Laos, en 2010, a-t-il conduit à la création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong ? À travers une mini-série inédite, nous vous proposons de découvrir le récit fondateur écrit par notre président. Dans ce dernier épisode, nous revenons sur ce que cette aventure est devenue : une présence fidèle aux côtés des villages isolés, construite dans le respect et la durée.
Création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong : de l'idée à l'action durable
Dans les épisodes précédents, nous avons suivi le cheminement : le voyage, la rencontre, le choc du retour, puis la décision d’agir.
👉 Lire ou relire l’épisode 1 : Création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong : la dette d’un voyage
👉 Lire ou relire l’épisode 2 : Création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong : la dette d’un voyage
👉 Lire ou relire l’épisode 3 : Création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong : la dette d’un voyage
👉 Lire ou relire l’épisode 4 : Création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong : la dette d’un voyage
👉 Lire ou relire l’épisode 5 : Création de l’association Peuples et Montagnes du Mékong : la dette d’un voyage
Mais une association ne naît pas seulement d’une émotion. Elle se construit dans le temps.
La dette du voyage - épisode 6
L’association n’est plus une idée née dans le vertige d’un retour de voyage. Elle est devenue une réalité, construite pas à pas, avec patience, avec humilité, avec obstination. Elle est devenue une présence, discrète mais fidèle, dans ces montagnes où l’on oublie facilement les hommes parce qu’ils sont loin, parce qu’ils ne crient pas, parce qu’ils ne dérangent personne.
Au fil des années, nous avons tellement appris !
Appris à travailler avec les autorités locales, à respecter les équilibres culturels, à écouter avant de proposer. Appris que l’aide n’a de sens que si elle se fait dans la durée, avec constance, sans arrogance, sans volonté de puissance. Appris surtout que l’on ne vient pas “sauver” un peuple : on vient marcher à ses côtés, le temps qu’il faut.
Nous avons compris aussi que la solidarité n’est pas un geste spectaculaire. Elle est faite de petites décisions répétées, de projets concrets, de soins, d’éducation, de prévention, de confiance gagnée lentement.
Et derrière chaque action, derrière chaque déplacement, derrière chaque collecte, il y a toujours la même chose : un regard d’enfant, une main tendue, une dignité qui ne demande pas la pitié mais le respect.
Ce qui nous anime n’a pas changé.
C’est la même conviction simple, presque naïve, mais indestructible : nous appartenons tous à la même humanité. Nous sommes capables d’amour, capables de fraternité, capables de dépasser nos frontières intérieures.
Et si cette association continue d’exister, ce n’est pas seulement parce qu’elle agit.
C’est parce qu’elle nous rappelle, à nous aussi, ce que signifie être vivant : ne pas détourner les yeux.
Nous pensions partir pour un voyage. Nous sommes revenus avec une responsabilité.
Le 20 septembre 2010
Repris le 10 février 2026
Récit, Jean-Michel Courtois.
Maïna Reslinger




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